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Composition des produits cosmétiques – Les soins cosmétiques sont principalement composés de principes actifs, d’additifs et d’excipients. Les principes actifs sont eux-mêmes composés d’élastine, de zinc, d’argile, de vitamines, d’acide hyaluronique (pour l’hydratation de la peau), présents dans certains fruits et légumes. On impute à ces principes l’efficacité même du soin. Dans le cadre d’un produit bio, on relève 35 % de principes actifs alors qu’ils représentent moins de 1 % dans la composition d’un produit traditionnel.
Quant aux excipients, ce sont des substances ayant pour mission d’accélérer la transmission de ces principes actifs dans notre épiderme. En outre, les excipients peuvent avoir plusieurs origines. On les retrouve par exemple dans l’avocat, l’amande douce ou encore le beurre de karité via leurs origines végétales. Certains excipients sont également d’origine synthétique, telle que la silicone.
Les additifs ont pour rôle de parfumer, de faire mousser. Dans ce cas, nous parlerons d’adjuvants. Mais ils servent aussi de conservateurs ou de colorants. En fait, ils donnent l’originalité du produit mais n’ont qu’une utilisation superficielle. Notons que les produits biologiques proscrivent l’utilisation d’additifs. Comme vous l’aurez compris suite à notre introduction, ce sont des produits qui ne contiennent ni parfums, ni colorants de synthèse, en somme, aucune addiction qui ne soit purement issue de la culture biologique. Leur odeur provient d’eaux florales, d’huiles végétales et essentielles, toutes d’origines biologiques.
Les différences avec les cosmétiques biologiques – La cosmétologie biologique est essentiellement associée à des produits naturels, ce qui se traduit par une absence totale d’addictions chimiques. Retenez également que ces produits ne sont en aucun cas testés sur les animaux. De plus, sachez que leur packaging est recyclable. Voilà donc les caractéristiques essentielles de la cosmétologie biologique.
Certes, les ingrédients naturels utilisés par la cosmétique biologique ont subi des transformations chimiques primaires et mécaniques comme la distillation, le filtrage. Mais cela ne laisse que peu de résidus qui sont par ailleurs très facilement recyclables ou biodégradables. On comprend alors nettement pourquoi même les cosmétiques neutres pour la peau issus de l’industrie pétrolière ne pourront jamais rentrer dans la catégorie « bio ». A vrai dire, si nous voulions un produit 100% bio, il ne nous resterait guère qu’à nous rabattre sur les recettes d’antan comme le masque au concombre et autres shampoings aux œufs pour la bonne et simple raison que de tels produits demeurent plus qu’improbables à dénicher dans le commerce.
Basiquement, les produits bio ont pour matières premières les huiles essentielles, les olives, les amandes, des eaux diverses, du reste présentes et utilisées depuis l’antiquité. Les soins se présentent le plus souvent sous forme d’émulsions garanties par divers laits corporels, masques, crèmes et autres fonds de teint. On parle d’émulsion lorsqu’un produit est composé d’un mélange homogène de substances huileuses et de substances hydrophiles. A ce titre, notons que la protection naturelle de la peau est en soi une émulsion.
Toutefois, gardons à l’esprit qu’une majorité de produits cosmétiques se révèle d’un côté fort agréable au toucher et confortables de par leur utilisation mais comporte par ailleurs des graisses issues de l’industrie pétrolière. La paraffine, des dérivés comme la vaseline ou encore les silicones (huiles très fines mais quasiment pas biodégradables) proviennent en effet du raffinage du pétrole. Ce sont des matières qui n’ont aucune action positive pour la peau mais qui sont fort peu onéreuses et qui, de fait, font le grand bonheur des fabricants de cosmétiques.
En ce qui concerne les gels douche et les shampoings, méfions-nous de l’adage commun « il faut que ça mousse ! ». En effet, si le consommateur assimile « mousser » et « laver », ce sont pourtant là deux actions bien distinctes. Apprenez en outre que cette mousse est issue de substances éthoxilées à l’origine directe d’une industrie polluante. On peut donc légitimement s’interroger sur l’agressivité de tels produits consommés quotidiennement. Concevons qu’une peau agressée sécrète un excès de sébum en vue de se protéger et graisse d’autant le cheveu. Résultat des courses, nous nous faisons un nouveau shampoing qui, loin de freiner le processus, l’accélère au contraire et entraîne une quantité de petits maux conséquents.
Les labels, comment si retrouver ? – Nous l’aurons compris, la particularité d’un produit bio tient à sa qualité, à la quantité de principes actifs qu’il contient ainsi qu’à son processus de fabrication. Mais devant l’affluence des cosmétiques dites naturelles, écolos ou bios, depuis le 1er janvier 1998, I’INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients) a rendu obligatoire la mention des composants sur les étiquettes des produits. Ils doivent en effet être rédigés en anglais, ainsi qu’en latin pour certaines plantes. Les composants sont par ailleurs déclinés de façon décroissante suivant leur pourcentage de représentation dans la composition du produit. A savoir que les éléments constitutifs à concurrence de moins de 1% sont ensuite répertoriés dans le désordre.
Les deux labels les plus renommés sont Nature et progrès et Ecocert. Ils imposent aux fabricants associés de répondre à un cahier des charges et des critères très stricts. En effet, Ecocert (société de contrôle et de certification agrée par les pouvoirs publics) garantit depuis 15 ans en Europe et dans le monde un réel respect de l’environnement ainsi qu’une charte rigoureuse concernant les produits cosmétiques et notamment bios. Pour le coup, l’appellation bio requiert que 95 % des ingrédients soient d’origine naturelle et que, parmi eux, 5 à 10 % soient obligatoirement issus de l’agriculture bio. Aussi, l’adjonction de conservateurs et autre parfums de synthèse s’avère-t-elle interdite.
Le label Cosmébio est délivré par Ecocert. Nature et progrès délivre pour sa part le label Cosmétique bio. La particularité de cette association de consommateurs est le respect des lois de la nature. Elle veille par ailleurs à utiliser le moins possible d’éléments de synthèse ou de colorants.
Nous avons compris qu’il était bien facile de trouver un produit dit naturel ou se réclamant de l’appellation bio. Mais si l’on se met à en inventorier les composants, on se rend vite compte de ce qu’il n’est pas forcément bio. Conformément à la tendance « écologiquement correcte » du moment, nous assistons de part et d’autre à une véritable avalanche de produits bios. Et la cosmétique n’échappe pas à la règle. Aussi convient-il plus que jamais, alors que nous nous appliquons ces produits sur le corps, de savoir s’ils dérivent directement du pétrole ou s’ils satisfont un minimum au respect des labels qui se sont donnés pour mission de garantir cette appellation bio.
Si nous insistons sur le contrôle des produits cosmétiques, c’est dans le but de prévenir certains risques pouvant mettre en péril votre santé. Sensibilité accrue, allergies à certains éléments d’un produits représentent les risques les plus courants. Mais les démangeaisons peuvent parfois prendre des proportions susceptibles d’endommager durablement la peau. Les colorants à cheveux sont particulièrement inquiétants et devraient donner lieu à des tests cutanés systématiques. Il est aussi à noter que l’usage de produits cosmétiques contaminés ou tout simplement partagés entre différentes personnes peuvent engendrer une prolifération bactérienne dangereuse pour la peau. Par ailleurs, l’ingestion de certains produits cosmétiques peut s’avérer mortelle. Prenez donc garde de ne pas les laisser à la portée de vos enfants.
Au final, nous n’aurons eu de cesse de vous recommander de lire attentivement la composition des produits. Effectuez des tests cutanés sur de petites surfaces avant d’utiliser largement un produit. Tâchez de n’acheter que des produits « bios » susceptible de respecter votre peau. Veillez à leur conservation, à l’abri de la lumière et de chaleurs trop intenses. Au demeurant, ne vous fiez jamais à une seule étiquette « bio » ou « hypoallergénique » car rien ne saurait faire valoir de telles qualités en dehors des labels prévus à cet effet.
Sources :
http://www.ecocert.fr/
http://www.ecocert.fr/dyn/ ?MIval=PageAccueil&lg=fr
www.natureetprogres.org
http://www.econovateur.com/rubriques/communiquer/critcom150502.shtml