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Où trouve-t-on la vitamine C ? – Présente dans tous les végétaux, toutefois à des quantités variables, la vitamine C tient les agrumes (l'orange, le citron et le pamplemousse) et les fruits rouges ainsi que les légumes comme les tomates, les poivrons et les pommes de terre) pour principales sources d’apports. Ainsi est-il conseillé d’ingérer quotidiennement 500 g de fruits et légumes en vue d’assurer ses besoins en vitamine C.
En l’occurrence, la quantité de vitamine C provenant de la nourriture est suffisante pour les besoins du corps. Et cela, même si la nourriture est cuisinée ou exposée à l’air trop longtemps. De fait, la vitamine C est la plus fragile des vitamines de par sa sensibilité conjuguée à l’air, à l’eau et à la lumière. On estime que la teneur en vitamine C diminue de moitié en 24 heures lors d’une exposition à température ambiante. Les modes de cuisson et de conservation sont donc de première importance dans la qualité même de l’apport en vitamine C.
Rappelons également que pour un adulte, les besoins en vitamine C s’échelonnent de 60 à 90 milligrammes par jour, avec une légère majoration pour les hommes. Considérons également qu’un fumeur présentera un besoin accru d’environ 35g en comparaison d’un non fumeur. Car fumer a tendance à épuiser beaucoup plus vite les stocks en vitamine C, ainsi qu’à endommager plus rapidement nos cellules. Quoiqu’il en soit, un Occidental consommant en moyenne 72mg par jour, et les plats possédant souvent des conservateurs à base de vitamine C, voit ses risques d’hypovitaminose bien diminués, même par état de fatigue. Aussi, il n’y a guère que dans les pays pauvres, où l’ingestion des 5 à 7 mg par jour nécessaires à la prévention du scorbut n’est pas forcément garantie, que les apports en vitamines C demeurent une préoccupation inquiétante.
Propriétés thérapeutiques de la vitamine C – Avant de tenter de comprendre pourquoi la vitamine C suscite un tel engouement, examinons d’abord ses propriétés thérapeutiques. Tout d’abord, force est de constater que la vitamine est vitale, non seulement pour les hommes, mais encore pour tous les animaux. En effet, elle intervient dans le processus d’anti-oxydation des vitamines A et E, des acides gras, guérit et prévient du scorbut comme nous l’avons vu, et représente un traitement efficace dans le cadre de l’anémie due à un déficit en fer.
Mais la vitamine C revêt encore une importance vitale en tant que synthétiseur de collagène. Le collagène est une protéine omniprésente dans le corps. Elle a la fonction essentielle de constituer les tissus conjonctifs, ceux-là même qui donnent forme et solidité à notre corps. La vitamine C intervient donc dans le renforcement de nos os, ligaments, tendons, mais encore du cartilage, des organes et veille à l’intégrité globale et fonctionnelle de l’organisme. En l’absence de vitamine C, la formation du collagène est stoppée et engendre de graves troubles.
Certains chercheurs ont également investi la vitamine C de pouvoirs plus spectaculaires. C’est le cas du docteur et Prix Nobel contemporain Linus Pauling, chimiste et physicien américain, qui lui prêtait des vertus nettes contre le rhume et l’évolution du cancer. Avec pour hypothèse que l’homme est l’un des seuls animaux ne pouvant synthétiser de vitamine C lui-même, il posait donc comme une nécessité de combler ce défaut génétique par une ingestion massive de cette vitamine. Il évalua même les apports quotidiens à un minimum de 10 à 12 grammes. Mais de récentes recherches ont montré que si la vitamine C a bien des vertus anti-oxydantes capables de prévenir ou freiner les dommages liés à l’âge, elle n’en a pas plus d’efficacité sur les maladies chroniques que sur le cancer. Elle parvient seulement à en atténuer les symptômes, à fortes doses, de par son effet histaminique.
En cas de carence ou d’excès – Comme nous l’avons vu, une déficience en vitamine C peut engendrer le scorbut. Certes, la maladie est rare de nos jours mais atteint en majorité les alcooliques pour qui l’alcool représente la principale source de calories. Affaiblissement progressif, fragilité des gencives, perte des dents, gonflement des articulations, tendance aux ecchymoses, anémie liée aux hémorragies en sont autant de symptômes. En 1753, le médecin écossais James Lind préconisa le premier de manger fruits et légumes en quantité pour prévenir du scorbut. Plus tard, les marins prirent pour tradition de boire du jus de citron vert en prévision des longs voyages.
Prise à hautes doses, au-delà de 2 grammes par jour, la vitamine C peut provoquer des diarrhées, des calculs rénaux, des allergies et même des décalcifications osseuses. En outre, il est important de préciser que le pouvoir anti-oxydant de la vitamine C n’est avéré que dans des doses quotidiennes minimes. Point n’est besoin de grandes quantités vu que la caractéristique même d’un catalyseur est d’agir à très faibles doses. Certains scientifiques prêteraient même la propriété inverse à des dosages excessifs. Considérons donc que les effets connus de la vitamine C agissent à partir de l’ingestion minimale quotidienne que nous avons évaluée précédemment.
La vitamine C est à l’évidence un éléments nécessaire à la bonne santé. Mais ne la considérons pas comme un remède miracle duquel espérer le traitement de tous nos maux. Aussi bien en hypovitaminose qu’en prise excessive, les conséquences peuvent être graves. Mais une nourriture équilibrée et variée suffit amplement à couvrir nos besoins quotidiens minimums.
Contrairement à ce qu'affirment certains produits, commerçants, ou professions parallèles, la forme et le tonus ne s’acquièrent pas par l’absorption complémentaire de vitamine C. L’aura bénéfique qui l’accompagne suffit à lui conférer un réel pouvoir placébo. Les études épidémiologiques sérieuses ont évalué la concentration plasmique optimale de vitamine C à 60 µmol/L chez le jeune adulte. Ce qui correspond à l’apport assuré par une alimentation normalement riche. En outre, c’est à cette quantité particulière que la vitamine C atteint le pouvoir antioxydant maximal.
Dans ces conditions normales, la vitamine C devient un allié puissant contre les risques de maladies cardiovasculaires et neurodégénératives, de cancers, de cataracte. Et de fait, elle continue de répondre à ses fonctions principales : la défense contre les infections virales et bactériennes, la protection de la paroi des vaisseaux sanguins, l’assimilation du fer, l’action anti-oxydante, la détoxication de substances cancérigènes et la cicatrisation.
Pour de plus amples informations sur les vitamines, leurs rôles et fonctions dans l’organisme, nous vous encourageons à consulter notre article intitulé Les vitamines.
http://www.afssa.fr/ouvrage/fiche_generalites_vitamines.html
http://www.medecine-et-sante.com/nutrition/lesvitamines.html
http://www.caducee.net/Fiches-techniques/vitamine.asp
http://charlatans.info/vitaminec.shtml