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Plus que jamais, l’environnement est un sujet multiple de préoccupations pour la plupart des pays industrialisés. Au sort des déchets d’usines, s’additionne celui des produits mêmes que nous utilisons quotidiennement. Au regard de notre niveau actuel de pollution, une remise en question s’avère nécessaire afin de stabiliser tout d’abord puis de réduire massivement par la suite les diverses pollutions engendrées par notre mode de vie moderne. Aussi plus que jamais est-il question de développer une attitude responsable ancrée dans la citoyenneté et pouvant tenir en la formule d’éco-citoyenneté.
Au même titre que le changement climatique, la biodiversité, les ressources, la santé et le cadre de vie, nous sommes amenés à nous sentir responsables de nous-mêmes au point de vue de l’environnement. En effet, on croit souvent à tort que la défense de notre santé et de notre environnement n'est pas de notre ressort, bien au contraire nous représentons une force considérable pour que demain ne soit plus jamais marqué par l'ignorance et le fatalisme. Forts de cette nouvelle demande, industriels et politiques devront forcément s'adapter pour satisfaire l'équilibre économique, social et environnemental auquel nous aspirons.
A ce titre, vous trouverez donc quelques gestes simples, responsables, efficaces et de surcroît économiques qui vous aideront à adopter une attitude éco-citoyenne et à contribuer au développement durable de nos sociétés, seule solution censée pour les générations en cours et à venir. En effet, ne serait-ce qu'en tant que consommateurs, tous les produits que nous achetons ont un impact sur l’environnement, car ils nécessitent, de par leur production, leur emballage et leur livraison, des matières premières et de l'énergie. Mais certains produits sont plus respectueux de l’environnement que d’autres tout en conservant leurs qualités, il s'agit des écoproduits.
Les consommateurs représentent environ 1,7 milliard de personnes soit un quart de la population mondiale... (Etat de la Planète magazine, 11/2004). Et l’attitude de chacun pèse au final lourdement dans la balance de l’éco-citoyenneté. En outre, c’est au premier échelon que tout se décide. En l’occurrence, c’est à nos comportements justes que tiennent les progrès.
Dans la nature – Les réflexes indispensables à acquérir à proximité de tout lieu de nature sont triples : ne pas créer de décharges, se garder de mettre le feu et respecter les espèces de la faune et de la flore environnantes. En effet, il est impensable que nous soyons à l’origine ou encore que nous entretenions des décharges sauvages. C’et ainsi que s’accumulent et se créent des tas d'ordures en bordure des chemins de campagne. Pourtant, il existe des déchetteries gratuitement mises à notre disposition et il est bien facile de conditionner les déchets que nous ne pouvons pas immédiatement mettre à la poubelle. A ce titre, quelques chiffres sur la durée de vie des déchets peuvent nous éclairer sur la responsabilité qui nous incombe : si un mouchoir en papier se désagrège en 3 mois, une peau de banane entre 8 et 10 mois, un mégot de cigarette ne met pas moins de un à deux ans pour disparaître. En jetant un simple chewing-gum ou un papier bonbon, il faut attendre 5 ans avant qu’il ne soit assimilé par la planète. Une canette en aluminium mettra 200 ans à disparaître et une bouteille ou un sac plastique environ 500 ans.
Il va également de soi qu’il ne faut pas déverser quelque produit que ce soit dans les cours d'eau. Les rivières et la mer ne sont plus des poubelles pour nos produits chimiques. La toxicité de certains produits est telle qu'ils peuvent entraîner la mort de milliers d'animaux. Par ailleurs, n'oublions pas que les toxines ainsi déversées dans la nature nous reviennent forcément via notre alimentation.
En second lieu, évitons d’allumer des feux, malgré le plaisir évident que cela procure. Car le risque de brûler une forêt entière et de tuer ses habitants est trop important. De la même façon, il nous revient de vérifier consciencieusement qu'il n'y a rien d'inflammable à notre proximité. En tant que fumeurs, il ne laissons plus nos mégots dans l'herbe, sur la plage, en forêt. Après les avoir éteints avec soin, portons les jusqu'à la poubelle.
Quoiqu’il en soit, et pour reprendre l’expression de Nicolas Hulot, nous ne sommes pas propriétaires de la terre, tout au plus ses locataires. En cela, nous nous devons de la laisser en l’état où elle prospère naturellement et de respectez la faune et la flore. En outre, proscrivons le prélèvement d’espèces sauvages et évitons de toucher la progéniture des animaux qui, une fois imprégnés de notre odeur, pourraient être abandonnés par leurs parents, les livrant à une mort quasi certaine. En marchant dans les sentiers balisés, vous ne détruirez pas non plus la flore souvent si fragile.
Devenir éco-citoyen dans les déplacements – Proscrivez les activités motorisées et bruyantes qui dérangent tout le monde. Il a été par exemple mesuré qu'un scooter débridé passant de nuit à Paris réveille environ 100 000 personnes. Notez encore que les 4x4 émettent jusqu'à trois fois plus de CO2 qu'une petite voiture économe. En voiture, veillez à ne pas rejeter trop de CO2 ou à générer trop de bruit. Le dossier de l'ADEME qui publie tous les ans un comparatif des émissions de polluants par véhicules, vous permettra de vérifier les émissions de CO2 de votre véhicule. Evitez aussi la climatisation dans votre habitacle de voiture car elle est une source d'émission supplémentaire de gaz à effet de serre.
Modérez également votre vitesse et votre nervosité. Une conduite souple et sûre permet un gain de carburant de 40 % : évitez les freinages, les changements de rapports inutiles (20% d'économies). Toute économie de carburant signifie forcément moins de pollution et moins d'argent dépensé. Evitez les galeries sur la voiture. Optez pour le co-voiturage (95% des voitures sont occupées uniquement par leur conducteur) et remplacez vos micro déplacements par de petits trajets. A l’idéal, préférez les transports en commun à la voiture pour des trajets en centre-ville. Vous participerez à réduire la pollution sonore et carbonique tout en fluidifiant la circulation.
Pour nettoyer votre voiture, attendez la pluie ou limitez la fréquence de vos lavages : à chaque fois, plus de 200 litres d'eau sont gaspillés. Préférez les stations de lavage qui sont équipées d'évacuations pour les eaux usées (alors polluées par les produits nettoyants) et qui sont bien plus économes en eau.
Etre éco-citoyen au travail – Au bureau, évitons l’utilisation de la climatisation. Les climatiseurs fonctionnent en effet avec des fluides frigorigènes dont les fuites contribuent massivement au réchauffement climatique. Au pire, vérifions régulièrement l’état de leurs filtres.
Veillons encore à éteindre les lumières et les appareils en partant. Préférons un éclairage naturel à l’emploi systématique de l’éclairage électrique. Si chacun d’entre nous apprend à gérer les consommations en électricité, les déchets et pollutions relatifs à sa production déclineront en masse.
De la même façon, commençons à gérer les produits de consommation dont la durée de vie à tendance à devenir de plus en plus éphémère, entraînant de graves dégradations de notre environnement de par l'augmentation alarmante des déchets et de la consommation d'énergie nécessaire à leur fabrication. Pour les impressions, modérons par exemple la consommation de papier et limitons l’impression intempestive, souvent inutile. Il est également très faisable d’imprimer les documents non officiels sur le verso d’une feuille déjà utilisée. Ce ne serait que rendre justice à la fonction initiale de l’ordinateur : le sans papier.
Rappelez-vous qu’utiliser du papier c'est forcément favoriser les coupes dans des forêts qui sont encore peu gérées durablement. Utilisez donc le papier recyclé. Plus de 40% du bois exploité commercialement sert à la fabrication de papier. Or, le papier recyclé nécessite 20 fois moins d'arbres, 100 fois moins d'eau et 3 fois moins d'énergie que le papier blanc ordinaire, pour un prix quasi identique. Veillez à ne pas jeter bêtement le papier. Car, de fait, nous en jetons des quantités importantes puisque par exemple, le papier constitue 80% des déchets produits par une administration. Pourquoi ne pas conserver ces feuilles comme brouillon en se réservant le verso ? Faites l'expérience et vous verrez le nombre de feuilles de brouillon qui s'accumulent.
Adoptez une attitude courtoise et sensée : ne fumez pas en présence de non fumeurs et en dehors des zones prévues à cet effet. Faut-il rappeler que chaque année, plus de 3000 fumeurs passifs décèdent en France ? Il y va donc du respect le plus élémentaire ainsi que de la santé publique.
La défense de notre environnement est du ressort de chacun. La responsabilité au devant de la pollution commence à l’échelon individuel. En premier lieu, tout passe par l’information, comme cet article tend à y contribuer. En second lieu, tout tient à une implication lucide et quotidienne de chacun. Tous nos actes possèdent un impact sur les autres et sur la nature. Et l’impact se voit décuplé lorsque ces actions sont suivies en masse.
Aussi, interrogeons-nous sans cesse sur la validité de nos choix, de nos réactions, de nos comportements de façon à résorber les effets des nuisances actuelles : bruits, pollution carbonique, déchets. Dans la nature, veillons à ne jamais laisser de détritus. Respectons les autres espèces qu’elles soient animales ou végétales. Prenons garde à ne pas déclencher d’incendies. En voiture, limitons notre consommation d’essence, facteur de pollution et maladies. Au travail, ne consommons pas de papier de façon intensive, pensons à la déforestation. Adoptons dès maintenant une attitude éco-citoyenne. Personne ne vous l’imposera, donc prenez les devants.