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Le paradoxe du stress – Si nous décryptons les réactions habituelles d’une personne face au stress, nous nous rendons compte de ce qu’elles reposent sur des attitudes inadéquates doublées de comportements aggravants. Ceci illustre à quel point la perception, puis la réaction mise en jeu face à une situation peut la rendre stressante.
En outre, la première erreur, certes paradoxale, consiste à neutraliser, voire à annihiler la mobilisation initiale du corps en vue de circonvenir efficacement au stress. Ce faisant, la paralysie qui nous gagne, qu’elle soit due à une incapacité à réagir ou à une volonté de dissimuler notre malaise, engage un nouveau processus : n’utilisant pas l’énergie que le corps avait sollicitée, nous sommes soumis à des conflits internes allant du malaise à l’angoisse. Chose qui, en définitive, n’avait rien à voir avec l’événement déclencheur.
Aussi, nous comprenons qu’une réaction non aboutie ou avortée aura pour conséquence la naissance d’un second processus de tension interne. Qui plus est, la reproduction d’une telle attitude peut devenir dans le temps une deuxième forme de stress.
Vers une attitude juste – Ces considérations nous conduisent logiquement à définir ce que peut être une attitude juste dans l’optique d’une gestion optimale du stress. Avant toute chose, l’attitude vis-à-vis de la situation stressante est de première importance dans la démarche de résolution du problème. En recueillant une information de qualité, en l’analysant d’un point de vue critique (qu'est-ce qui me préoccupe ? que puis-je faire ?) on s’assure à l’évidence un maximum de recul. Et en tirant des leçons de cette introspection (qu'est-ce que cela me donnerait et à quels coûts ? Puis-je le fai- re ?), on mesure objectivement la validité de notre action.
Fort des prémisses d’une quelconque amélioration, il s’agit d’élargir notre point de vue à des considérations plus générales mettant directement en cause notre façon de vivre (gestion du temps - établir des priorités - apprendre à ne rien faire) et la qualité de notre relationnel (dire non - exprimer ses émotions - répondre aux critiques). Dans tous les cas, en s’exerçant à communiquer sur son stress, en mobilisant des gens de l'entourage (informer les gens de vos besoins précis - remercier - accepter que l'aide reçue soit imparfaite), vous vous retrouvez infiniment mieux armés pour lutter contre le stress. Dès lors, vous avez suffisamment d’énergie pour changer l'environnement, le rendre plus sécuritaire et plus simple.
D’un point de vue émotionnel, une situation à caractère stressant mobilise notre attention, notre énergie de façon outrancière et nous isole dans notre souffrance. En tâchant de détourner notre attention (lecture, marche, sport, bricolage), en diversifiant nos centres d’intérêts et en s’interrogeant sur le sens de ce que l’on vit, on diminue d’autant le champ d’emprise du stress. L’adoption de cette distance émotionnelle (recul, humour, se comparer avec d’autres stressés) a pour effet de dédramatiser la situation et de nous redonner confiance en une issue. Ceci permet une réelle compréhension de soi qu’une obsession stressante interdira de par le défaut de perception sur lequel il repose. En changeant la perception des choses, on bénéficie d’une meilleure confiance en soi, d’un regain de contrôle et d’une acceptation plus saine de ses limites. En s’ouvrant ainsi la voie à plus de légèreté, on vivifie la notion de plaisir, on s’ouvre au rire et à la détente.
La relaxation – La gestion du corps s’apparente plus à une hygiène de vie basée sur le long terme qu’à une méthode immédiatement curative. Si une alimentation saine entre en ligne de compte (tisanes calmantes), la qualité du repos et la détente corporelle forment un tout indissociable dont les bénéfices se matérialisent dans la durée. Ainsi donc, une activité physique et sportive régulière améliore la condition physique et sert d’excellent exutoire au stress. Dans le même registre, et de façon plus complète, la pratique du yoga ou des arts martiaux offrent une précieuse détente mentale. Après un effort raisonnable, un massage libère des tensions et constitue un excellent adjuvant à la sérénité.
La relaxation quant à elle, toutes origines et spécificités confondues, s’apparente à une technique de détente mentale et corporelle basée sur la respiration consciente, essentiellement ventrale (inspirer par le nez en gonflant le ventre, expirer lentement par la bouche en contractant les abdominaux). La respiration, seul système corporel à pouvoir être piloté en manuel, offre l’opportunité d’apaiser l’agitation mentale en activant le système nerveux parasympathique. Par le bais de cette pratique, on incarne aussi le corps ici et maintenant alors que l’état de stress nous plonge typiquement dans une course effrénée vers le futur.
Si l’on se réfère au livre Guérir de David Servan Schreiber, le rythme cardiaque reflète notre état émotionnel. Et chacun de savoir combien l’affectif peut servir ou desservir le fonctionnement cérébral, la gestion de l’information et le raisonnement cognitif. En partant du simple constat de l’influence de l’émotionnel sur le rythme cardiaque, l’auteur nous enjoint à gérer notre fréquence cardiaque par un contrôle attentif de notre respiration associé à une visualisation positive. Les techniques de respirations apaisantes sont certes connues depuis bien longtemps, notamment en Orient, mais l’éclairage récent de la science lui confère une efficacité avérée. En harmonisant ainsi nos fonctions cœur/cerveau, nous rééquilibrons nos systèmes nerveux végétatifs et sympathiques et agissons directement sur le niveau de stress.
Evidemment, ces techniques jurent avec notre mode de vie actuel, fait de zapping et de consommation kleenex et requièrent méthode et apprentissage afin de libérer toutes leurs promesses. Aussi, la relaxation interroge l’homme d’aujourd’hui sur son style de vie et ses priorités. Mais elle n’en promet pas moins une meilleure santé physique et mentale, un regain d’énergie et de confiance en soi, une ouverture intellectuelle et créative, au demeurant, la connaissance de soi.
Aujourd’hui, une question se pose avec force. Comment vivre sainement dans le contexte des pays industrialisés ? En d’autres termes, y a-t-il une autre alternative que la médicamentation dans notre quête de calme ? Enfin, sommes-nous condamnés à rechercher un aménagement incertain entre des techniques de relaxation fondées sur la sérénité et un mode de vie souvent hyperactif et subi ? Il existe en effet de nombreuses techniques de gestion du stress. Mais ce qui semble nous faire le plus défaut, c’est bien la patience d’en éprouver les bénéfices sur le long terme. Pourquoi donc ? D’une part, parce que nous n’en avons pas le temps. D’ autre part, parce que nous n’en avons le plus souvent pas l’envie…
En réalité, ne portons-nous pas d’emblée notre mode de vie à l’intérieur de nous-mêmes ? N’y adhérons-nous pas de la sorte que parce que nous sommes nés, avons grandi, souffert et éprouvé de la joie précisément par le biais de celui-ci ? Il semble que l’expression mode de vie signifie davantage mode d’agir, de penser, de ressentir. C’est pourquoi l’homme moderne rechigne tant à s’asseoir simplement, en silence, dans l’observation de soi et du monde. Car c’est là tout ce qu’il n’a jamais appris à faire, c’est là la négation même de son mode de vie qu’il aime autant qu’il déteste, en un sens, la relaxation se présente à lui comme un improbable médicament qui lui demanderait son temps et son attention pour guérir…
http://www.capitecorpus.com/particuliers/stress.htm
http://www.lentreprise.com/article/7.62.1.80.html
http://perso.club-internet.fr/stanb/Stress/stress.htm
http://www.jecommunique.com/
http://www.inrs.fr/htm/le_stress_au_travail.html
http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/colloques/cr/Stressimmunite/defstressTh.html
http://www.redpsy.com/infopsy/stress.html
http://www.doctissimo.fr
http://www.e-sante.fr/magazine/article.asp ?idArticle=4851&idRubrique=25
http://richard.sunder.free.fr/32sidamaladievirtuelle.htm
http://www.eurekalert.org/staticrel.php ?view=stressFR